• Home invasions en région liégeoise: appel à témoins

    Home invasions en région liégeoise: appel à témoins

    Sa façon d’agir reste la même: il sonne à la porte de la victime. Lorsque celle-ci ouvre la porte, soit il use de la force pour rentrer, soit il demande de l’argent pour finalement user de la force pour contrôler la victime. Il n’hésite pas à frapper celle-ci ou lui fait croire qu’il est porteur d’une arme.

    Il n’emporte que de l’argent.

    L’auteur est un homme âgé d’environ 30 ans, mesurant +/- 1m65, à la couleur de peau blanche, sans tatouage visible et de corpulence maigre.

    Il a des cheveux ondulés châtains coupés court, des yeux brun noisette, une moustache, des lèvres fines et s’exprime en français sans accent.

    Lors des faits, il porte une veste vert bouteille de type doudoune.

    Si vous disposez d’informations sur cette personne ou sur ces faits, veuillez prendre contact avec les enquêteurs au 0800/30.300 ou via ce formulaire en ligne.

    La discrétion est assurée.

  • Disparition de Céliane à Awans: une information pénale ouverte

    La disparition de l’adolescente.
    La disparition de l’adolescente.

    Le parquet de Liège, via sa division Famille, a confirmé qu’une information judiciaire allait être ouverte lors des prochains jours dans le cadre de la disparition de la jeune Céliane, 14 ans, d’Awans.

    Une jeune femme de 24 ans, la petite amie de Céliane, est dans le viseur de la justice.

    Cette disparition, qualifiée d’inquiétante par le parquet de Liège, avait tenu la justice liégeoise mais également les enquêteurs des polices locale et fédérale en haleine durant six jours et six nuits, du 11 au 17 février 2020.

    Un appel à témoins avait été publié, toujours à la demande du parquet de Liège, dans tous les médias.

    La maman de Céliane, Martine, était morte d’inquiétude. « Je respecterai tes choix mais je t’en supplie, fais-moi un signe, dis-moi que tu vas bien, je suis au bout du rouleau, je n’en peux plus », lançait Martine dans nos colonnes du lundi 17 février.

    Martine avait, à de nombreuses reprises, indiqué aux enquêteurs où et chez qui se trouvait sa fille. Elle désignait, sans cesse, Kelly (24), la petite amie de sa fille.

    Kelly avait été entendue par les enquêteurs durant de longues heures. Et le moins que l’on puisse écrire, c’est qu’elle avait mené tout le monde en bateau en jurant ses grands dieux qu’elle ignorait où se trouvait Céliane alors qu’elle l’hébergeait.

    Elle cachait l’ado

    Pire, lors de deux visites domiciliaires effectuées par les enquêteurs au domicile de Kelly, cette dernière avait caché Céliane à deux reprises : une fois dans le garage et une fois sur la terrasse. L’obstruction au bon déroulement de l’enquête était évidente.

    En effet, les policiers auraient pu retrouver l’adolescente en 24 heures alors qu’ils ont mis six jours. Que d’énergie perdue au détriment d’autres dossiers.

    Après six jours passés chez sa petite amie, alors que l’étau autour d’elle se resserrait, Céliane s’était manifestée. Mieux, elle avait regagné son domicile pour le plus grand soulagement de sa maman.

    Kelly, 24 ans, va être convoquée pour être réentendue par les policiers, en tant que témoin, dans le cadre de ses fausses déclarations à la police et de la dissimulation de l’adolescente.

    Le parquet estime que son comportement ne constitue pas une infraction pénale au sens stricte du terme. Elle fera donc l’objet d’un rappel à la loi. Sans plus.

    Information pénale

    En revanche, le parquet de Liège confirmait, vendredi après-midi, qu’une information pénale allait être ouverte, dans quelques jours, à l’encontre de Kelly pour un autre volet lié à la disparition de Céliane.

    En effet, la justice tient à s’assurer que la majeure de 24 ans n’a pas franchi la ligne blanche, notamment en matière de mœurs, pendant les six jours où Céliane était hébergée chez elle.

    En effet, Céliane, âgée d’un peu plus de14 ans, ne dispose pas de l’âge nécessaire (NDLR : qui est de 16 ans) pour donner un consentement.

    Cette information judiciaire devra établir si des infractions ont été commises par la jeune femme majeure.

    Arnaud Bisschop

  • Léa et Aurore, élèves à La Reid, tuées dans un accident à Theux

    Les cinq jeunes roulaient dans une Mazda 2. Les deux jeunes filles décédées se trouvaient à l’arrière.
    Les cinq jeunes roulaient dans une Mazda 2. Les deux jeunes filles décédées se trouvaient à l’arrière. - A.R.

    Deux jeunes filles de 17 ans ont trouvé la mort dans un tragique accident de voiture ce jeudi soir vers 22 heures, route du Maquisard à Theux. Cinq personnes étaient dans la voiture qui revenait vers l’internat de l’école d’agriculture de la Reid, où les deux victimes étaient pensionnaires. Les deux jeunes filles, qui se trouvaient à l’arrière du véhicule, sont décédées sur le coup et une troisième victime gravement blessée a été transférée au CHU Liège. Les deux autres personnes dans la Mazda 2, dont le conducteur, sont plus légèrement blessées.

    Les deux victimes sont Léa et Aurore. Léa Nicolas habitait Chiny, dans le sud de la province de Luxembourg, près de Florenville. Aurore Bogaert vivait à Trooz.

    Le montage en mémoire de Léa et Aurore qui circule sur les réseaux sociaux ce vendredi.

    De très nombreux hommages

    Sur les réseaux sociaux, les hommages aux jeunes filles se multipliaient ce vendredi matin.

    - « Sache que tu restes une de mes plus belles rencontres, une fille exceptionnelle, souriante (…) prête à aider tout le monde, qui aimait tellement sa famille, ses amis et ça, jusqu’au bout », écrivait Fiona, une amie d’Aurore.

    - « Je suis heureuse d avoir pu quelques mois découvrir la belle personne que tu étais, tu resteras à jamais dans mon cœur », notait une autre amie.

    - « J’ai perdu une amie qui m’a énormément aidée dans ma vie, qui m’a poussée le plus haut possible et pour ça je t’en serais reconnaissante toute ma vie », notait une troisième connaissance.

    - « Tu étais une personne extraordinaire », commentait pour sa part un ami de Léa.

    Dans la petite commune gaumaise, la famille de Léa est bien connue. Aussi, les habitants étaient sous le choc. L’adolescente avait de nombreux amis, qui la décrivaient comme une jeune fille douce, gentille et attachante.

    La voiture des jeunes.

    Les lieux de l’accident qui a coûté la vie à deux jeunes filles de 17 ans ce jeudi soir, route du Maquisard à Theux.

    « Le règlement permet aux élèves de 5e et 6e de sortir un jour par semaine, entre 18 h 30 et 22 heures. Il existe depuis longtemps et on n’a jamais connu d’accident grave », expliquait Philippe Goffin qui, a été éducateur dans cet établissement scolaire jusqu’à la dernière rentrée. Un ex-éducateur fort ému par la nouvelle. Il décrivait deux élèves « pétillantes » et qui étaient passionnées par l’équitation.

    Sortie autorisée à l’internat

    D’après des voisins du lieu du crash, que nous avons interrogés ce vendredi matin, les jeunes avaient passé la soirée dans un café un peu plus bas. Ils devaient revenir pour 22 heures à l’internat, il était 21 h 58 lors du crash… mais l’internat n’est situé qu’à quelques centaines de mètres de là. La voiture roulait vite quand elle a abordé un tournant, qui a été pris trop large. Selon les images d’une caméra de vidéosurveillance, une voiture venant en sens inverse, le conducteur aurait voulu se rabattre et aurait surviré, selon un voisin. Mais, expliquait-on du côté de la zone de police, ce vendredi matin, cela doit encore être vérifié.

    Le véhicule est alors monté sur l’accotement et aurait glissé sur le toit. Il se serait immobilisé 10 mètres plus loin devant un poteau.

    Léa, 17 ans, de Chiny.

    Les deux derniers occupants ont été plus légèrement blessés. Parmi eux, le conducteur qui habite la commune de Theux. Les passagers de la voiture devaient en principe revenir à pied. Ces habitués du café Le Carat, situé à La Reid, prenaient du bon temps sur place lorsqu’ils se sont rendu compte à 21h55 qu’il leur restait très peu de temps avant de retourner à l’internat. Ils ont alors demandé à un ancien condisciple, qui passait lui aussi la soirée au café, de les ramener.

    « Un gars, super sympa, le cœur sur la main et qui n’avait pas bu », nous raconte le tenancier du café encore choqué. « Il m’a dit qu’il en avait pour cinq minutes et qu’il repassait chez moi de suite. Je me suis demandé pourquoi il prenait tant de temps. La route était glissante sans doute et il y avait une petite pluie qui tombait. »

    Pas sous l’influence de l’alcool

    Le Parquet de Liège a été informé et un expert est venu sur place. Le conducteur ne roulait pas sous influence de l’alcool, a précisé la section verviétoise du parquet.

    À la suite de l’accident, la route a été temporairement fermée. La grand-route sur laquelle l’accident a eu lieu n’est pas réputée comme accidentogène, explique le chef de corps de la zone de police Fagnes, Jean-Marie Paquay. Sa largeur et son revêtement ne posent pas problème. Par ailleurs, là, on est en fin d’agglomération.

    Ce vendredi matin, des copains des deux jeunes victimes du crash ont apporté des fleurs sur place.

    Ce vendredi matin, les équipes du PMS ont pris en charge les élèves de l’internat, très choqués. Sur le coup de 9 h 45 ce vendredi, des membres de la classe des deux victimes se sont rendus sur place pour déposer un bouquet en leur hommage.

  • Mons: Jean-Phi ferme ses deux restos pour en ouvrir un nouveau

    ICook, c’est fini
!
    ICook, c’est fini ! - E.G.

    Dimanche dernier, Jean-Philippe Watteyne faisait parler de lui. Dans des vidéos postées sur le net, on voyait le célèbre chef péter les plombs dans son restaurant ICook, situé en face du Waux-Hall. Le Montois avait été filmé en train de casser de la vaisselle au sol et de se verser une bouteille de vin sur la tête, sous les applaudissements des clients dansant au rythme de la musique, mise à fond dans l’établissement.

    Du belge dans l’assiette

    Mais cette folle soirée avait évidemment été préparée. C’était un coup de com’ avant une grande annonce. Jean-Phi a tout expliqué ce vendredi en début d’après midi. Cette soirée dominicale constituait en fait le dernier service du restaurant ICook, qui n’ouvrira plus ses portes. L’établissement gastronomique, qui était ouvert depuis un peu plus de dix ans, sera remplacé par un nouveau restaurant qui portera le nom de « Rebelge », un tout nouveau concept, qui sera plus accessible au grand public. Ce restaurant proposera des plats qui pourront être partagés dans une ambiance rock’n’roll. Et tous les produits dans l’assiette seront belges.

    « J’avais envie de me rapprocher de ce que les clients veulent », détaille Jean-Phi. « Les désirs des gens ont changé. Ils en ont marre des restos coincés. Ils vont au restaurant pour passer un chouette moment. Rebelge sera donc un endroit où on peut passer un moment convivial, où on peut rigoler sans se prendre la tête. Ce sera quelque chose de bien plus accessible qu’un gastronomique. Et tout ça dans une ambiance rock’n’roll. C’est pour cela que nous avons fermé ICook de façon assez choquante. Le but était de casser les codes. »

    « Un pincement au cœur »

    Le slogan du nouveau restaurant, qui ouvrira ses portes du lundi au vendredi (midi et soir) et le samedi (qu’en soirée), résume bien le nouveau concept : le goût, la joie et la liberté. « Rebelge sera en quelque sorte entre le bistro et le gastro. Il n’y aura pas de menu. On n’y trouvera que des plats qui peuvent également être partagés. »

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    L’ex-candidat de Top Chef tire donc un trait sur ICook qui a ouvert ses portes il y a un peu plus de dix ans. « Ça fait évidemment un pincement au cœur. J’y ai appris des milliers des choses. Je suis aussi passé par tous les états car j’ai connu des moments compliqués. Ça a été un peu un parcours du combattant. »

    Deuxième changement : le Bistro de Jean-Phi, situé rue des Fripiers, fermera ses portes le 1er mars. Il sera remplacé par une salle de réunion et de dégustation. Mais pour cette fermeture, Jean-Phi assure qu’il ne va casser aucune assiette.

  • Plus de 3.200 propositions de logement public refusées

    Plus de 3.200 propositions de logement public refusées
    LEF

    Ce n’est plus une surprise pour personne : il n’y a actuellement pas suffisamment de logements publics pour répondre à la demande. « On était plus ou moins à 38.000 ménages en attente il y a cinq ans et nous sommes maintenant aux alentours des 40.000 », confirme Daniel Pollain, porte-parole à la Société wallonne du Logement.

    En attente d’un toit, ces candidats n’acceptent toutefois pas directement l’habitation qu’on leur propose. L’an dernier, 3.227 refus ont été enregistrés pour une première proposition de logement. « On observe parfois une dissonance entre les besoins réels et les souhaits des candidats », explique David Conte, chargé de communication à la Sambrienne, la société de logements de service public de Charleroi et Gerpinnes. « Ils peuvent refuser un appartement parce qu’ils préfèrent une maison… »

    Du côté du Roman Païs, qui gère plus de 3.000 logements en Brabant wallon, c’est le même constat. « Nous avons des refus que je qualifierais de confort », rapporte le président Pierre Huart qui précise que l’an dernier, sur les 230 propositions formulées, 90 logements ont fait l’objet d’un refus. « Il y a des gens qui refusent un logement parce qu’il n’est pas dans leur quartier de prédilection ou parce qu’il n’est pas au bon étage. »

    Bien sûr, certains refus sont par contre justifiés. « Si vous proposez un logement au 4e étage à une personne qui à des difficultés à se déplacer, le refus est compréhensible. De même, un logement éloigné des transports en commun ne conviendra pas à une personne en pleine formation et sans permis », illustre David Conte.

    Heureusement, si les refus sont nombreux, la majorité des candidats ne les accumulent pas. Les secondes propositions de logement sont davantage acceptées puisque le nombre de refus descend à 1.413. Pour les troisièmes propositions, quand il y en a, elles sont généralement saisies : la SWL ne déplore que huit refus l’an dernier.

    Trois ans d’attente

    D’année en année, ces chiffres restent stables, signe que la problématique est une constante. Mais d’après la SWL, ces refus ne signifient pas forcément que les locataires font la fine bouche. « Le temps d’attente moyen pour obtenir un logement social en Wallonie est d’environ trois ans, ce qui est très long pour tout le monde et peut être une éternité pour des ménages en situation de précarité », explique le porte-parole. « Bien souvent, les ménages n’ayant pas de réponse immédiate à leur demande se reportent sur d’autres solutions. » Et une fois qu’une solution est trouvée, même si elle est moins avantageuse qu’un logement social, les ménages seraient prêts à refuser les propositions des sociétés de logements. « Quitter un logement dans les quinze jours pour entrer dans un logement social après tant d’années d’attente peut constituer une difficulté majeure pour certains ménages. »

    Refus en cascade

    Quand un logement est refusé, il est proposé au candidat suivant, puis encore au suivant et ainsi de suite. Jusqu’à ce qu’un candidat l’accepte. Mais si certains refusent, il y en a bien sûr qui sautent directement sur l’occasion. En 2019, 3.780 candidats se sont vus attribuer un logement sans avoir refusé une seule proposition de la société de logements de service public. Sur les 4.612 nouveaux locataires de 2019, 8 sur 10 ont donc accepté le premier logement qu’on leur proposait.

    Rappelons enfin que le loyer mensuel moyen dans le secteur du logement public wallon est de 267 euros, soit « quasi 50 % de moins par rapport aux loyers consentis sur le marché immobilier privé wallon », conclut Daniel Pollain.

    Sabrina Berhin

  • Raoul Hedebouw: «Si c’est le blocage, qu’on retourne voter!»

    Raoul Hedebouw: «Si c’est le blocage, qu’on retourne voter!»
    Isopix

    Pourquoi êtes-vous si déçu de ne pas avoir été reçu par le Roi l’autre semaine ?

    Ce n’est quand même pas normal que le PTB ne soit pas invité : 582.000 électeurs ! On a six fois plus de députés que DéFI, deux fois plus que le cdH. Cela fait neuf mois que l’on nie cette réalité démocratique et politique, on ne veut même pas écouter ce que l’on a à dire.

    Sans doute que le Roi considère que vous n’êtes pas une partie de la solution…

    Le Roi exécute ce que les partis traditionnels lui disent de faire. Que l’on écoute les solutions du seul parti national. On est dans une crise politique où les nationalistes n’ont que le mot « scission » à la bouche…

    Vous avez rompu les négociations en Wallonie, car le PS et Écolo refusaient de briser le carcan européen et de changer de paradigme. Pourquoi agiriez-vous autrement au fédéral ?

    Mais cela dépend de la position des autres partis. La pression est beaucoup plus grande sur les sujets développés au niveau fédéral qui sont plus connus de la population que sur les sujets régionaux… Cela dit, notre refus de monter au pouvoir en Wallonie devient plus clair lorsque l’on assiste à la privatisation de Voo, le câblodistributeur que les Liégeois ont payé à coup de surfacturations énergétiques. Que font le PS et Écolo ? Revendre Voo à un fonds d’investissement américain dont le but est de faire du fric. Dans cinq ans, on se retrouvera avec une entreprise dont on voit en Irlande et au Danemark qu’elle liquide à fond des emplois. Imagine-t-on une seconde qu’un ministre PTB aurait voté la privatisation de Voo ?

    Revenons au fédéral…

    On était les seuls à parler de la pension minimale à 1.500€ net en 2017. Aujourd’hui, tout le monde en parle car on a obligé les autres à en parler, même si ce n’est pas si clair chez tout le monde. Cette pression-là, on peut la mettre sur les partis traditionnels (…) On parle du ministre MR des Pensions, Daniel Bacquelaine, mais qui a géré ce secteur les 20 années précédentes ? Les socialistes ! C’est à cause d’eux si on a les pensions les plus basses d’Europe ! (…) Et quand j’entends Georges-Louis Bouchez dire qu’il est vecteur de solutions, que raconte-t-il ? Le MR a participé à la destruction de notre sécurité sociale avec son tax shift, cadeau aux revenus du capital et il ose dire que le PTB est vecteur de problèmes ? Ça prouve qu’il n’a toujours rien compris et que le PTB peut faire bouger les lignes…

    Vous auriez dit ça au Roi ?

    Nous lui aurions dit qu’il est temps de retrouver ce qui unit les Belges et qu’il n’y a pas tant de différences entre Flamands et Wallons : 82 % des Wallons et 80 % des Flamands sont pour un impôt sur le patrimoine. La pension à 1.500€ net, idem. Que l’on arrête de dire que l’on vit dans deux démocraties, ce n’est pas vrai ! Par contre, il y a quatre ministres du Climat et zéro politique du climat ; les gens le voient et ça les met en colère. Si on dit vouloir un État plus efficace, refédéralisons cette matière.

    La population semble plus résignée qu’en colère, non ?

    Moi, je sens cette colère latente des citoyens en train de monter et nous voulons leur permettre de l’exprimer. C’est pour cela qu’on lance notre grande colère le dimanche 1er mars, on espère au moins 5.000 personnes. Mais attention, c’est une colère qui doit se transformer en espoir. La colère seule ne suffit pas.

    Et comment peut-on faire naître l’espoir quand on n’est pas au pouvoir ?

    En allant chercher des victoires sociales comme le fonds blouses blanches. La synergie entre le mouvement syndical dans le secteur infirmier et les députés du PTB. On a arraché 400 millions. La ministre De Block a dû céder et reconnaître que le secteur manquait d’argent. En 2010, la pression des marchés financiers a débloqué la crise ; en 2020, ce sera la pression des citoyens.

    Une population qui doit retourner aux urnes ? C’est inévitable selon vous ?

    Qu’on arrête de nous la faire : tous les partis sont en showtime électoral. Si c’est le blocage, que l’on redonne la parole au peuple, ça ne me pose pas le moindre problème.

    Vous êtes donc favorable à un nouveau scrutin maintenant ?

    Je pense qu’il est tout doucement temps de retourner aux élections. Ce n’est pas tabou pour nous. Avec pour enjeu d’appliquer un programme de gauche et de faire reculer l’extrême-droite. Maintenant, dire qui gagnerait…

    Ben… Le Vlaams Belang et le PTB. Ou vous pensez que le PTB a atteint un plafond ?

    Depuis deux ou trois semaines tous nos signaux sont au vert ou plutôt au rouge vif. J’entends énormément de témoignages de citoyens qui nous sont favorables. On nous dit : « Heureusement que vous êtes là pour dire la vérité ». Nos vidéos dépassent le million de vues. Les gens nous voient comme un parti honnête. Et pendant ce temps, en Wallonie, PS et Écolo envoient des huissiers à une maman qui a 6€ de dette de frais scolaires. Heureusement qu’on les a fait reculer sur ce sujet… Vous savez, les gens en ont de plus en plus marre des injustices.

    On va encore vous accuser d’être populiste. À tort ?

    Pourquoi ? Parce que l’on dénonce quelque chose que tout le monde trouve inacceptable ? S’imagine-t-on la détresse des gens qui voient un huissier à leur porte pour 6 € de dette ?

    Vous semblez fin prêt pour de nouvelles élections…

    On est prêt ! Nos meetings sont pleins à craquer, on s’implante à Tournai, Namur, Verviers… Vous voyez : le PTB bouge !

    Interview > Didier Swysen

  • Météo: ce «non-hiver» sera à nouveau exceptionnel

    Météo: ce «non-hiver» sera à nouveau exceptionnel

    Sans doute partagez-vous la même impression que nous. Cette année, nous n’avons pas eu d’hiver ! Précisons tout d’abord que l’hiver météorologique est constitué des trois mois suivants : décembre, janvier et février. On ne prend donc pas en compte la « vraie » période de l’hiver qui est située entre le 22 décembre 2019 et le 21 mars 2020.

    Un hiver sur le podium

    Au mois de décembre, la température moyenne enregistrée à l’Observatoire Royal d’Uccle était de 5,9º. Soit deux degrés de plus que la normale et qui constituaient une valeur parmi les 5 plus élevées depuis 1981.

    En janvier, rebelote… avec 5,9º à nouveau en moyenne alors que la normale pour le premier mois de l’année est de 3,3º.

    Et nous voilà à une semaine de la fin de février. Ici aussi, on explose la moyenne. Hier, la moyenne enregistrée pour les 20 premiers jours du mois était de 7,4º. « Selon mes prévisions et en fonction des derniers jours de ce mois de février, nous atteindrons une moyenne de 7,2 degrés à Uccle », estime le météorologue David Dehenauw. Cela veut dire qu’on serait… 3,5 degrés au-dessus de la normale pour un mois de février à Uccle ! Le record pour un mois de février remonte à l’année 1990 avec une moyenne exceptionnelle de 7,9º. Soulignons que le mois de février 2019 avait aussi été incroyablement « chaud » avec une moyenne de 7,0º. Ce qui contrastait avec le mois de février 2018 où on n’avait enregistré que 0,8º de moyenne. À noter que la dernière fois qu’un mois a été enregistré sous le 0º en moyenne est celui de décembre… 2010. La moyenne enregistrée à Uccle pour ce mois était de -0,7º.

    Avec 5,9º en décembre, 5,9º en janvier et 7,2º en février, on devrait connaître un hiver exceptionnellement « chaud ». « Ce sera 6,3 ou 6,4 degrés », pronostique David Dehenauw qui nous a habitués à voir juste.

    Ce ne serait pas assez pour atteindre le record de 2007. On avait enregistré un hiver avec une moyenne de 6,6 degrés. Mais cet hiver devrait terminer sur le podium des hivers les plus chauds jamais enregistrés en Belgique depuis l’indépendance de la Belgique !

    La deuxième place est occupée par l’hiver 2016 avec 6,4 degrés. La troisième place est attribuée pour le moment à l’hiver 1990 avec 6,1º. Suivent 1975 (5,8º), 1989 (5,5º), 1995 (5,4º) et 1834 (5,4º).

    Précisons que pour un hiver normal, la température moyenne est de 3,7 degrés. On sera donc 2,6 voire 2,7 degrés au-dessus.

    Ce n’est pas fini avec les records. Cet hiver, on n’a pas eu un seul flocon de neige sur Uccle. « Zéro jour, ce serait une première », poursuit notre météorologue. Quant aux jours de gel, ils sont anormalement bas cet hiver. « À l’heure où je vous parle, on est à 13 jours de gel pour Uccle ». Le record de 2014 ne sera pas battu. Cette année-là, on n’avait eu que 6 jours de gel.

    Il nous reste à parler du vent dont la vitesse a commencé à augmenter ce vendredi. Rassurez-vous, on n’atteindra pas les excès rencontrés les deux week-ends précédents avec Ciara et Dennis. Les amateurs de sensations fortes devront cette fois se contenter avec des pointes à 65 km/h ce samedi de 8 à 23h et de 70 à 80 km/h ce dimanche entre 11 et 16h.

    Pierre Nizet

  • Les bars à hôtesses rue Varin attaquent la Ville de Liège

    La rue Varin, près des Guillemins, compte encore sept bars où exercent des prostituées.
    La rue Varin, près des Guillemins, compte encore sept bars où exercent des prostituées. - Thomas Van Ass

    C’était un petit point du conseil communal de Liège du 21 octobre dernier, le 65e parmi 314 points sous un libellé « taxe sur les bars », et il n’a pas immédiatement fait du bruit. On risque pourtant d’en entendre encore parler : les propriétaires de cinq des sept bars restant présents rue Varin, et où une trentaine de prostituées officient, ont introduit un recours contre ce règlement-taxe.

    Jusqu’alors, depuis des années, les propriétaires des sept derniers bars à hôtesses qui restaient sur le territoire de Liège payaient à la Ville une taxe annuelle de 5.000 euros. Subitement, avec le nouveau règlement-taxe, la facture triple dès 2020. Les quatre propriétaires de cinq des bars, toutes des dames, affirment qu’une telle taxe mettrait en déficit leur activité de location : « Quand votre bénéfice annuel, hors taxe communale, est inférieur à 15.000 euros, vous ne pouvez pas payer ce montant à la Ville », résument Me Molders-Pierre et Me Pesesse, conseils des requérantes. « Cela est contraire au code du droit économique, puisque cela va rendre l’activité économique des requérantes impossible. Alors que la Ville porte son projet autour du tram, qui passera rue Varin, et qu’elle a réduit presque à néant, progressivement, le nombre de bars et de salons, il apparaît clairement que ce triplement de taxe a pour but principal de faire fermer ces derniers bars. »

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 Molders-Pierre et M
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 Pesesse.

    Pour justifier cette augmentation, la Ville a dit s’être alignée sur les taux de taxation d’autres villes, et sur la circulaire relative à l’élaboration des budgets des communes de la Région wallonne pour l’année 2020, qui recommande un taux maximum de 18.750 euros pour ce genre de bar. « Mais à l’occasion de l’examen des rapports sur la traite des êtres humains, la Commission spéciale de la Chambre des Représentants a recommandé la suppression de cette taxe », font remarquer Me Molders-Pierre et Me Pesesse.

    « Par ailleurs, dans les autres villes, les loyers payés par les hôtesses sont bien plus importants que rue Varin. Il est évident que s’il faut trouver 15.000 euros par an, dans un contexte où, en plus, les travaux d’aménagement du tram vont avoir un impact non négligeable sur l’activité, les loyers devront augmenter. Mais est-ce là l’idée de cette taxe ? Se retrouver avec des loyers comme à Bruxelles, avec des hôtesses qui devront payer plus ? Nos clientes ne le souhaitent pas. Par ailleurs, les coûts supportés par le bailleur ne servent pas de base à l’élément matériel de l’infraction de proxénétisme hôtelier : plus les loyers sont élevés, plus elles s’exposent à des poursuites. »

    L’augmentation de la taxe a été totalement imprévisible, disent également les requérantes, dont certaines avaient concédé des investissements, assez récemment, pour des mises en conformité. Cette imprévisibilité viole, selon elles, les obligations issues des principes généraux de confiance légitime et de sécurité juridique. Affaire à suivre.

    LWs

  • UR Namur: les joueurs espèrent une dringuelle et des pizzas

    L’heure de décoller pour Zidda et Namur.
    L’heure de décoller pour Zidda et Namur. - V.L.

    Comment vont réagir les joueurs de l’UR Namur-FLV ce samedi, 48h, après la venue officielle des repreneurs, la prise de pouvoir du duo Bernard Annet et Frédéric Etienne ainsi que le retour sur le petit banc de Zoran Bojovic ? « On a eu droit à quelques minutes de discours, c’est trop tôt pour se positionner vraiment. On doit se focaliser d’abord sur le terrain », précise un joueur qui préfère rester discret. « Le nouveau président nous a dit qu’il avait repris le club parce que ça lui faisait plaisir, un peu pour la gloriole, il l’a avoué. »

    Autant de changements qui peuvent déstabiliser un vestiaire mais qui peuvent aussi le relancer dans une période catastrophique au niveau comptable : 0 sur 18, six défaites de suite, quatre avec Akinci et deux avec Bojovic. Les Mosans n’ont plus pris un point depuis la mi-décembre et la victoire contre Verlaine où Erwin Senakuku avait planté un triplé. Un seul être vous manque. « Peu importe la manière, il faut gagner contre Stockay, c’est la seule mission. Un autre résultat sera un échec. Avec la volonté, on peut le faire », harangue Bojovic, fidèle à sa ligne de conduite de gagneur. « J’ai promis aux joueurs que j’allais commander des pizzas en cas de victoire ce samedi soir pour manger dans le vestiaire. »

    Une tâche toutefois loin d’être évidente vu l’état du noyau. Entre les blessés, les absents, les déserteurs qui sont revenus, les pas qualifiés et le manque d’automatismes, le T1 ne dispose que de onze joueurs, dont deux gardiens pour le moment (voir par ailleurs). « David Akinci va m’envoyer quatre joueurs d’Espoirs, nous verrons bien. L’un d’eux va commencer la rencontre, je suis obligé », dit le coach en regardant le classement et cette 13e place, au-dessus de la zone rouge, avec 21 pts, mais des matchs en plus que ses concurrents directs.

    « Pas regarder Tilleur »

    A moins qu’un nouveau joueur sorte du bois. En effet, ce jeudi, on a vu débarquer un joueur d’origine turque… dont personne ne se souvenait de l’identité. « Je l’ai connu au mois de septembre, il était affilié et physiquement en ordre puis il n’est plus venu. Il pourrait débuter à l’arrière gauche et Vanhorick changer de flanc. Le souci, c’est qu’on a beaucoup de blessés et qu’on manque de poids offensif depuis le départ de Senakuku », précise le T1, en attente aussi de la qualification de Jean-Eudes Maurice, de retour. « Je pense qu’on a les moyens de se sauver, sans regarder la situation de Tilleur qui arrêtera en fin de saison. On doit se focaliser sur notre situation et créer un collectif, un groupe. En début de saison, on a fait des résultats avec la manière, on était l’une des meilleures équipes de la série, dans le top 3. Pourquoi ne pourrait-on pas répéter cela ? »

    Plusieurs soucis extra-sportifs étaient venus ensuite affaiblir le noyau, notamment l’aspect financier. « C’est pour cela que je suis parti », assure Bojovic. « Les joueurs ont eu facile de dire que c’était de la faute du staff, ils ne se sont pas remis en question. J’ai parlé avec l’un ou l’autre ce jeudi soir, notamment ceux avec qui la relation était plus tendue. Je leur ai dit que je n’avais jamais été dénigrant ou insultant envers eux. Ils me reprochent mon exigence et ma sévérité, mais c’est normal si tu n’es pas au niveau et que tu n’acceptes pas les remarques. Mais je ne suis pas revanchard du passé, je reviens à Namur la tête haute et l’envie de sauver le club. »

    Avec la saison prochaine en toile de fond dans l’esprit du Monténégrin. « Effectivement, le président a dit que c’était trop tôt pour parler de cela mais moi, je pourrais continuer. »

    Ancien formateur de l’UR Namur, Bojo’ pourrait rameuter pas mal d’anciens jeunes « Merles ». Mais ça, c’est pour plus tard. Une chose à la fois. Et d’abord ce samedi soir, face à Stockay ! Bernard Annet a en tout cas voulu motiver ses nouveaux joueurs puisqu’il a promis une dringuelle supplémentaire en cas de victoire.

    Jérôme Nellis

  • David Jeanmotte lance un jus aphrodisiaque pour les femmes

    Le relookeur David Jeanmotte est sur tous les fronts
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    Le relookeur David Jeanmotte est sur tous les fronts ! - V.L.

    Les 28 et 29 mars prochain, le Montois David Jeanmotte, relookeur de Vivacité et du « Grand Cactus », organisera, avec une série de partenaires, le salon du relooking, du bien-être et de la remise en forme, à la salle J. Galant, de Jurbise.

    À cette occasion, une vingtaine d’exposants et partenaires proposeront aux visiteurs toute une série d’animations comme du stylisme, du relooking, du coaching sportif et alimentaire ou encore du yoga et de l’aromathérapie. « J’avais déjà organisé un salon du relooking à Jurbise en 2014. On avait accueilli 600 à 700 visiteurs chaque jour, durant deux jours », explique le relookeur. « Cette année, j’avais envie d’exposer un savoir que j’exploite depuis 10 ans pour rendre les femmes belles ». Il a donc décidé de réunir, en partenariat avec les élèves de la section « organisation d’événements » de l’IFAPME, des exposants avec qui il travaille régulièrement et qui donneront leurs conseils santé, forme et bien-être. Il y aura donc du maquillage pour femme et homme (David a récemment lancé sa palette pour hommes avec la marque Melkior), de l’électrostimulation (une méthode qui a aidé le relookeur à perdre 20 kilos), du bodypainting, la présence de laboratoires et de coaches sportifs, des conseils en colorimétrie ainsi que de la lithothérapie (une pratique qui dit soigner par l’utilisation de cristaux) et de l’aromathérapie.

    Energisant et aphrodisiaque

    Sans oublier la présentation d’une nouveauté : un jus signé David Jeanmotte, en partenariat avec HappiMood, un complément alimentaire bio à base de safran, développé par les Laboratoires Asfar, de Beauvechain. « Le safran, c’est considéré comme l’or rouge, réputé pour l’équilibre émotionnel », explique David Jeanmotte. « HappiMood m’a proposé de composer un jus. J’ai donc pensé à ce que je conseille et qui est considéré comme le Viagra des femmes. Quand la ménopause commence, il y a une baisse des œstrogènes et une diminution de l’appétit sexuel. J’avais donc envie d’un jus aphrodisiaque, bon pour le corps et pour l’humeur. Il sera à base de maca (une plante originaire du Pérou, réputée pour être énergisante et stimulante), de gingembre et de safran », conclut le Montois qui est décidément sur tous les fronts. Après le salon de Jurbise, on devrait d’ailleurs retrouver ce jus en pharmacie.

    Rendez-vous sur la page Facebook de l’événement pour plus d’infos.