Foot (D3): Tailleur veut prouver qu’il y a une solidarité à Huy

Jérôme Tailleur se dit motivé pour sauver la D3.
Jérôme Tailleur se dit motivé pour sauver la D3. - Ymages.be

Au RFC Huy, on digère toute doucement les informations communiquées jeudi par le président. Pour rappel, le budget de la saison prochaine sera fortement raboté et le président Mathot a proposé aux joueurs de se lancer à la recherche de sponsors afin d’améliorer la situation. Si certains n’ont pas apprécié la méthode, d’autres sont prêts à s’investir. Jérôme Tailleur émarge à cette seconde catégorie. « Mais pas à n’importe quelles conditions  », précise d’entrée le robuste défenseur.

C’est justement pour déterminer celles-ci qu’il avait rendez-vous ce lundi soir avec le président, accompagné des anciens de la maison que sont Nelson Nawezi et Geoffrey Barrettara. A priori, on peut être surpris qu’un joueur, qui dispute seulement sa 2e saison chez les Tricolores et qui ne provient pas de la région, cherche à ce point à sauver le club. « Ma copine est Hutoise et, même si j’habite Embourg, je passe beaucoup de temps chez elle. Son papa est aussi fort impliqué dans la région via l’Hôtel du Fort. Dans la région, il y a beaucoup de sociétés et peu de clubs. Je suis persuadé qu’il y a moyen de démarcher et de prouver qu’il règne plus de solidarité ici qu’à Liège. Pour la ville, c’est important d’avoir un club au niveau national. Comment raisonnent les parents ? Quand un club donne une bonne image via une équipe en D3, ils ont envie d’y mettre leur enfant afin qu’il reçoive une bonne formation car ils savent que ce ne sera pas juste une garderie de village. L’équipe fanion représente le club. S’il n’y en a plus au niveau national, c’est une catastrophe. Avec un investissement temps de chaque joueur, il y a moyen de faire quelque chose. Par contre, si l’équipe perd quelques cadres et que les jeunes prometteurs vont voir ailleurs, ce sera la fin de la D3. Ce n’est pas avec une équipe remaniée à 70 % et un budget réduit de 50 qu’il sera possible de reconstruire. Et croire que la P3 pourrait tenir la route serait une grave erreur. Il y a une différence de niveau.  »

On verra dans quelques jours si l’appel de Jérôme Tailleur sera entendu, tant auprès de ses équipiers qu’auprès d’éventuels sponsors.

Laurent Maes

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